samedi, 09 décembre 2006

Je vous céderai bien ma place, mais elle est occupée

Mon périple jeune avant la desfraîcheur (narta si possible)

Je me rends à mon centre commercial -celui dans lequel j'empruntais des boules magiques que je ne rendais jamais quand j'avais 12 ans- pour faire l'acquisition d'un four micro-ondes grill. Après 1h30 d'hésitation entre celui à 59,90 euros et celui à 99 euros au lieu de 120 euros, j'opte pour le premier évoqué : petit, pas très efficace niveau grill mais pas cher. A la caisse je sors mon bon de réduction de 5 euros puis j'arrive vers ma voiture. J'ouvre mon coffre, je ramène le caddie (marque déposée) et oups la pièce ne m'est pas rendue.

Pour 1 euro, après 5 minutes à taper dans le chariot avec mes chaussures de foot faites pour la ville, je veux rentre chez moi. Une fois dansla voiture, la colère me reprend, je prends alors l'initiative de klaxonner, quelqu'un du supermarché va bien venir voir ce qui se passe. Et bien non! on peut taper dans un chariot comme un dingue et klaxonner comme Randle Patrick McMurphy à 13h30 dans un parking sans que personne ne s'en émeuve.

Je me rends alors vers la caisse centrale, là on me dirige manu-militari vers le vigile. Ce dernier armé d'un couteau suisse offert sûrement par les Editions Atlas suite à l'achat de la collection des mini-poupées Bratz vient avec moi voir le caddie (marque déposée) en question.

Evidemment il n'était plus là. On retourne à la caisse centrale, le vigile propose qu'on me rende mon euro mais apparemment la responsable ne partage pas son ambition. Je prends alors immédiatemment le micro en otage et lance un appel :

"la personne qui roule avec un caddie qu'elle n'a pas louée est priée de le ramener à la caisse centrale" Certaines personnes manquent d'humour je tiens à vous le préciser.

Finalement la responsable m'informe que le directeur du magasin va venir. 5 minutes, un ange passe et la responsable revient vers moi : "je vous offre ce jeton à utiliser lors de vos prochaines courses" Moi "on se fiche de moi?" (là j'ai parlé un peu trop vite). Parce qu'après m'avoir tendu le jeton comme on tend une sucette à une gamine pour qu'elle cesse de geindre, elle m'a donné une pièce de un euro. J'ai donc mis 2 heures pour acheter un four micro-ondes grill que j'ai rapporté le soir même. L'intense réflexion de l'après-midi m'ayant amenée à penser que cet achat n'était pas une bonne idée : autant rien n'acheter qu'une saloperie à 59,90 euros. Je retourne donc à la caisse centrale, alors que j'avais déboursé 54,90 € (59,90 - 5), on me tend 3 billets de 20. Je n'aurais pas tout perdu même si je n'ai rien gagné. Saviez-vous qu'il fallait payer l'essence?

Durant 2 heures j'aurais pu lire la biographie posthume d'Alizée.

jeudi, 07 décembre 2006

C'est con d'être sourd

ça n'empêche pas de lire les skyblogs.

lundi, 04 décembre 2006

Un enterrement? Appelez-moi!

Hier j'ai "enterré" la personne qui comptait le plus dans ma vie, depuis son décès je sens un manque énorme. J'ai pris mon courage à dix doigts et j'ai lu un texte à la messe, une lettre de Saint-Paul puis un au cimetière avant la mise au tombeau. Maintenant je suis galvanisé, je suis prêt à faire lecture dans tous les enterrements du coin, eh oué faut le dire je lis pas mal.
En revanche, j'ai déjà derrière moi plusieurs enterrements et c'est le seul où je n'ai pas piqué un fou rire même de nervosité. Quand on est touché de très très prêt, c'est vrai que c'est pas drôle la mort.

vendredi, 01 décembre 2006

Adieu Gérard mon père et ami

Aucun événement sportif n'échappait aux mailles de son filet. Attentif, curieux de tout, il savait également prendre le recul nécessaire, dans la rédaction de ses "papiers". Deux générations de sportifs l'ont croisé sur les stades, dans les gymnases, sur les pas de tirs, ou à proximité de la ligne d'arrivée d'une course à pied.

Même s'il avouait une tendresse particulière pour le basket (qu'il a pratiqué dans son jeune temps au sein de l'Espérance), il était de tous les événements, savait en apprécier l'importance, en rendait compte dans nos colonnes avec des mots bien choisis. Tous les responsables de clubs, tous les sportifs appréciaient la qualité de ses comptes rendus, la justesse de ses analyses, et cette pointe d’humour qu’il savait distiller à bon escient.

Malade depuis quelques années, Gérard avait été dans l’obligation de cesser son activité professionnelle de correspondant sportif. Hospitalisé ces derniers jours, il s’est éteint mardi soir, à la veille de son soixante-neuvième anniversaire.

Né dans une famille de négociants en vins, en 1960 il assure le lien entre l’Espérance Basket et notre agence. Gérard prend l’habitude de venir chaque semaine dans nos locaux déposer les annonces et les résultats des matches. Au printemps 1961 le chef d’agence crée pour lui le poste de correspondant sportif. Pendant quatre décennies, il sera fidèle au poste, restituant avec rigueur et fidélité l’actualité sportive locale. Il savait utiliser le mot juste, donner de la couleur à ses articles, ne sacrifiant jamais à l’approximation.

Méthodique, pointilleux, il avait toujours sous le bras un porte-documents contenant des feuilles noircies de résultats et de notes. Il y puisait souvent, pour enrichir ses papiers.

mercredi, 30 août 2006

Les aliments sont nos amis


Qu'est ce qui est rouge et qui traverse les murs? super tomate.
Qu'est ce qui est jaune avec une cape étalée sur le mur?
une banane qui se prend pour super tomate.

vendredi, 18 août 2006

ça ira mieux hier

nous devisons de tout : de nos lectures, de la politique, de Dieu, des femmes, parfois des hommes, de la pluie et du beau temps. Nous énonçons parfois de belles conneries. Mais nous nous marrons beaucoup. Nous buvons un petit peu. Nous rigolons encore. De huit heures du soir à cinq heures du matin, nous ne nous ennuyons pas! Il est peut être emmerdant, chiant, agaçant pendant des heures, mais tout à coup, il aura cinq minutes de drôlerie étonnante. Pour ces cinq minutes, je l'aime et j'oublie le reste. Parce qu'il sait rire de tout. Même de la mort. Même un jour d'enterrement.

 

Et quand j'irais mieux je vous parlerais des "femmes fontaine", sujet qui me trouble depuis quelques mois. D'ailleurs si vous en êtes une, je pourrais peut être faire une entorse à ma chasteté^^

jeudi, 17 août 2006

Epitaphe en construction

"Toutes les chances d'erreur, pire encore toutes les chances de mauvais goût, de facilité vulgaire, sont avec celui qui hait" C'est malheureusement un peu moi mais je garde espoir pour la suite.

dimanche, 30 juillet 2006

J'ai choisi de ne pas être drôle, il faut savoir faire attendre son effet

6. EXT. DEVANT LA TENTE DE LA FAMILLE LEGENDRE. 10H00.

Monsieur Hausknecht sort de sa tente. France L. prépare le petit-déjeuner, elle ait des allers-retours entre la table extérieure et la cuisine intérieure. Elle aperçoit son voisin durant un de ses « voyages ».

France :
Bonjour monsieur Haussenec… Belle journée, hein ?

M. Hausknecht : (lentement mais avec agressivité)
Mon-sieur Haus-K-necht.

France est déjà repartie à la cuisine surveiller le lait. Antoine arrive et se met à table.

France :
Ah, bah te voilà, t’étais où ? Ni ton frère, ni ton père, ni Camille ne savaient où te trouver ?

Antoine :
J’ai 19 ans, je n’ai plus de compte à te rendre.

France :
Si, tant que tu vis chez ton père et ta mère, et pour nous tu n’es pas encore majeur. Qui c’est qui te nourris ?

Antoine :
Maman, nous sommes en VA-cances. J’peux pas aller bien loin de toute façon.

France :
Ce n’est pas une raison, ton père et moi on s’fait du mouron pour toi.

Antoine :
Allez maman ! Laisse-moi finir de préparer le p’tit-déj.
(Didactique) Fais le vide dans ta tête, tu as 15 jours pour oublier les petits tracas du quotidien.


7. INT. NUIT DE LUNDI A MARDI. TENTE DES HAUSKNECHT.

Un chien aboie.

Monsieur Hausknecht :
C’est pas possible, à qui il est ce chien ? Je peux te dire qu’ils vont m’entendre demain.

Le chien hurle tel un loup.

Madame Hausknecht :
Chou, calme-toi, il ne doit pas faire exprès.
Monsieur Hausknecht se retourne sur le ventre.

Après le générique

2. 13H30. SUITE DE LA PREMIERE SCENE.

Fin de l’étreinte amoureuse des deux jeunes (cri supposé de l’orgasme), dans le même temps, la vacancière termine son travail en frottant vigoureusement sa dernière assiette. Nous apercevons 4 tas de 20 assiettes blanches.
FONDU

3. EXT. POT D’ACCUEIL DES NOUVEAUX ARRIVANTS. 18H00.

Richard Legendre : (verre de sangria à la main)
Je vous sers un verre ?

Marcel Poivey : (la soixantaine bien portante)
Volontiers, n’ayez pas peur de mettre des fruits.

Richard : (il tape sur l’épaule de Marcel)
Dis-moi tu Marcel. On est en vacances, t’as-vu les petites pépettes ? Allez, tiens.

Marcel :
Merci. En parlant meufs, mon record c’est 5 en 15 jours, en 73. Et bien cette année, je sens que je vais exploser tous les compteurs.

Richard : (époustouflé par le discours de Marcel)
Eh mon Marcel faut faire gaffe, y’a un président qu’est mort comme ça.

Marcel :
T’en fais pas j’ai toujours sur moi mon cardio-fréquence-mètre depuis mon triple pontage coronarien. Grâce à ça maintenant je contrôle efficacement mon éjaculation, je sais qu’il faut que j’me calme à 170. J’ai abandonné la méthode de la compression chinoise. Un nouveau monde de sensation s’est présenté à moi depuis mon opération. Tu ne peux même pas t’imaginer la différence. Au fait tu sais combien il faut de « Belges » pour faire l’amour ?

Richard :
7 : 1 qui lit les instructions, 4 qui secouent le lit et 2 qui font l’amour.

Marcel : (il rigole bêtement)
Richard (il lui tape l’épaule, Richard en fait tomber son verre) on n’est plus en cours préparatoire. Il faut 6 « Belges » : un couché sur une fille, un pour tenir le bras le gauche, un pour tenir le bras droit, un pour tenir la jambe gauche, un pour tenir la jambe droite, et un pour lire le mode d’emploi : « vous entrez, vous sortez… vous recommencez si nécessaire… ! ».
Richard en reste quoi, il est pétrifié tandis que Marcel n’en peut plus de rire et que France vient d’arriver.


France Legendre :
Alors tu es heureux ici mon Riri, ?!

Marcel :
Tu m’présentes pas à ta femme, Riri ?

Responsable du camp : (une femme corse)
Je ne pense pas avoir oublié quelque chose, si vous avez des questions n’hésitez-pas…

Monsieur Hausknecht :
C’est ma 26ème année dans ce camp et pour la 1ère fois ma femme et moi somme traités comme des nouveaux en nous mettant au fond du camp avec les familles nombreuses, si je suis indésirable vous pouvez me le dire !

La responsable :
Monsieur Hausknecht je vous ai déjà dit que nous discuterions de cela au bureau administratif. Pas d’autres questions ?

Un vacancier lève la main :
Si ! Est-ce qu’on peut faire golo-golo dans la case ? Eclats de rire autour de lui.

Richard :
Moi j’ai une vraie question, heu, je voudrais savoir s’il y a un horloger dans le coin.

La responsable :
Ah, justement ! Vous me faites penser que pour les demi-pensionnaires et les complets une cloche retentit à midi pour vous prévenir que vous pouvez aller chercher vos repas. Même système à 18h30. Merci et bon séjour à tous. (M. Hausknecht s’approche) Oui même à vous monsieur Hausknecht. (Richard arrive aussi).

Richard :
Vous savez madame, ma question était sérieuse, je désire offrir une montre à ma femme.

La responsable :
Une seconde monsieur Hausknecht, vous n’êtes pas seul dans ce village. J’étais en train de me demander où était la profondeur de votre question. Alors excusez-moi de ne pas l’avoir prise au sérieux. Vous pourrez trouver un horloger à… (elle est coupée nette par Richard).

Richard :
Ce que je veux c’est une montre sportive car ma femme est une très grande sportive et elle doit faire attention à son rythme cardiaque ; vous comprenez à 42 ans.

La responsable :
Oui, bien sûr que j’comprends, moi même j’en ai 45 alors vous pensez que si quelqu’un comprend votre effroi c’est bien moi.
Richard semble ravi, il ne comprend pas l’ironie du discours.
Le farniente il n’y a rien de plus terrible pour le cœur à votre âge. Sur ce, je vous souhaite de bonnes vacances. Monsieur Hausknecht veuillez me suivre.

M. Hausknecht :
A tout de même on ne m’a pas oublié !


Richard : (en aparté)
Chef, déridez-vous, c’est les vacances. Tenez est-ce que vous connaissez la différence entre une femme «Belge» et des « pantoufles » ?

M. Hausknecht :
Non, mais je suis impatient de la connaître.

Richard :
Aucune car on est bien dedans mais on ne sort pas avec.

M. Hausknecht :
Je pense que ma femme aura hâte de le savoir.

Richard : (clin d’œil)
Tant qu’elle n’est pas « Belge ».

Je vous jure ça va être drôle à un moment

4. INT. BUREAU ADMINISTRATIF.

La secrétaire :
Comment c’était aujourd’hui, il y a de beaux mâles ?

La responsable :
Je crois qu’on ne peut pas faire pire.

La secrétaire :
Ah, raconte ! raconte !…
Monsieur Hausknecht arrive.

M. Hausknecht :
Alors mon nouveau numéro ? Le 25 à côté de la crèche ou peut-être le 69 en face des animateurs.

La secrétaire :
Le 69 ce n’est pas raisonnable , monsieur Hausknecht, vous oubliez votre femme.

M. Hausknecht :
Vos bons mots suffisent, mademoiselle !

La responsable :
Croyez-moi bien que j’en suis navrée pour vous mais vous resterez au 36. Bonne nuit monsieur Hausknecht et mes salutations à votre épouse.
Elle le raccompagne à la porte en disant ces mots.



5. EXT. 1°LUNDI. DEVANT LA TENTE DES LEGENDRE. BEAU TEMPS. 9H30.

Richard sort de sa tente en caleçon. Il s’étire pour bien se réveiller. C’est alors qu’apparaît Marcel, essoufflé et en sueur (short, casquette, walkman). Il voit Richard et arrête son walkman. (lorsque la caméra suivait Marcel, on entendait la musique qu’il écoutait).


Marcel :
Belle journée à l’horizon, n’est-ce pas ? (il regarde le ciel).

Richard : (il crie)
T’es matinal ?

Marcel :
Oh, j’entretiens la forme.

Richard : (continue à hurler)
Eh bah moi, j’profite des vacances pour décompresser et pour me reposer avec ma femme. L’exercice c’est après le boulot les week-end.

M. Hausknecht : (dans son lit avec sa femme)
Moi aussi j’aimerais bien me reposer. (Enervé il met son oreiller sur la tête).

Sa femme :
Chou ne t’énerves pas (fort accent belge), il ne doit pas se rendre compte.

Marcel : (il crie)
Pourquoi tu hurles ?

Richard : (qui crie toujours)
A cause de toi et de tes fichus machins sur les oreilles.

Monsieur Hausknecht s’étouffe avec son oreiller pour trouver le silence.

Marcel : (voir s’il doit ou non crier)
Ah ! c’est pas la peine de crier pour ça, j’entends parfaitement, j’l’ai arrêté quand j’t’ai vu.
Bonjour France.

France Legendre :
Bonjour Marcel… Belle journée hein ?

Marcel :
Oui, elle se présente bien, c’est ce que je disais à votre mari.

France : (elle s’adresse à son mari)
Tu sais pas où est Antoine ?

Richard :
Dans son lit certainement, tu as vu l’heure ? y doit être crevé.

France :
Justement il n’y est pas.

Marcel :
Bon, bah moi j’vous quitte. Salut.


Richard :
Vas voir Arthur, il le sait peut-être, il est avec Camille derrière. (10 ans et demi, fille des amis des Legendre, mi-ange/mi-démon).